Stiletto & Vitriol

De la mode mais pas seulement…

McQueen’s back!

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 Le génial Lee de retour!  L’enfant terrible de la mode, version UK est revenu parmi nous. Le plus grand créateur des vingt dernières années, l’un de ceux qui a redonné à la mode ses lettres de noblesse, a offert à la fashion week de Paris la preuve que son talent est toujours intact et qu’il capable du meilleur. Après quelques défilés tâtonnants ces dernières saisons et le marasme créatif auquel nous avons eu droit durant cette fashion week, c’est tout bonnement inespéré.

 

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00130h-2009_03_11_12_01_58_831304_baseLe thème, le recyclage, fleure bon l’air du temps. Mais McQueen a du savoir-vivre et du métier. Ici pas de  T-shirts et autres cabas informes en grossière toile de coton, marqués ‘Je suis green’ sous prétexte de responsabilité citoyenne, pas chaussures en semelles de bois et peau de carotte non plus. Non, juste du beau, de l’exceptionnel, du…oui disons-le, du sublime.  Il nous offre donc de la réflexion ET de la créativité. En ces temps de dicdature écolo culpabilisante et moralisatrice, je ne lui en sais que plus grée. Il choisit donc d’utiliser les vestiges de ses précédents défilés (une autre façon d’utiliser ses archives d’ailleurs) en les transformant, les retravaillant, en leur donnant une nouvelle vie.

 

alex_mcqueenLes mannequins deviennent des créatures au-delà du genre, car McQueen sait jouer mieux que personne des codes vestimentaires. Les bouches hyperféminines, rouges et démesurées des filles, ont l’air de sortir des oeuvres de Leigh Bowery et de l’esthétique de travestissement. Les coiffures sont des abats-jours, des parapluies, des canettes enroulées dans du tissu. Les foulards et les jabots semblent faits dans du plastique brillant type sac poubelle. Les silhouettes prennent la tengeante et partent en biais, le traditionnel pied-de-coq s’envole littéralement en prenant la forme d’oiseaux, les tricots deviennent des pneus et s’enroulent autour du cou, pour des femmes-girafes urbaines. Et c’est là le génie de McQueen:  rien ne se perd mais tout se crée car tout se transforme. L’exotique devient urbain, la ‘couture jolie madame’, transgressive, et le laid, beau. Alexander le grand a reconquis la mode. Grâce lui soit rendue.

 (approximate) english version

The great Lee’s back!  The ‘enfant terrible de la mode’,  UK version, is among us. The biggest creator of the 90’s, one of those who gave fashion its letters of nobility, has offered to the Paris fashion week the demonstration that his talent is still intact and able of the best. After  few disappointing shows  these last seasons and the creative stagnation that we have  to bear during  this fashion week, this is simply unhoped.

The theme, recycling, is in the air. However,  McQueen has good manners, savoir-vivre and savoir-faire. Here,  no T-shirts and other shapeless bags in coarse cotton canvas, marked ‘I’m green’ under the guise of civic responsibility, not shoe with wood soles or skin carrot either. No, just the beauty, the exceptional, the … yes yes, the sublime. He offers us reflexion and creativity. In these times of  sanctimonious ecological dictatorship, I am more grateful to him that I could express. Therefore, he chose to use the remains of its previous shows (another and interesting way to use his archives) reworking, giving them a new life.

The models become creatures beyond gender because McQueen knows better than anyone else plays with dress codes. Hyper feminine and excessive red lips of the girls  seem to be inspired by Leigh Bowery’s works of art and the cross-dressing aesthetic. The hairstyles are shades, umbrellas, cans wrapped in fabric. Scarves and jabots  are make in glossy  plastic bag. The figures  go in bias,  the traditional foot-of-cock literally flies away,taking the form of birds, knits become tires and wrap around the neck, for urban giraffes-women. And this is the genius of McQueen: nothing is lost but everything is recreated because everything is changing. The city becomes exotic, the ‘couture jolie-madame’, transgressive, and the uglyness, beautiful. Alexander the Great has reconquered fashion. Glory be to him.

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